Destination l'AmériqueJe m'appelle Benjamin. J'ai 28 ans. Je suis journaliste de presse écrite depuis cinq ans maintenant, photographe un peu aussi. En quête d'espace, d'aventure et de rencontres, je rêve d'Amérique. Le projet ? Sillonner pendant trois mois le pays en voiture, un calepin et l'appareil photo dans le sac. Je suis parti à la mi mai, je rentre à la mi août. ------------------ My name is Benjamin. I'm 28 years old. I'm a french journalist and works since five years. I write and, sometimes, take pictures. Today, I want freedom, adventure and meeting new people. I want to visit America. My project ? Find a car and drive over the country with a pen and my camera in my bag. I landed on the middle of may. I will leave on august. |
Longue histoire/ The storyAlors voilà l'histoire. Je suis parti de Santa Fe, Nouveau-Mexique, vers 10 heures jeudi. J'avais dans l'idée de me promener un peu dans la direction de l'ouest et de prendre un hôtel le soir, là où je serais. Le lendemain, j'étais attendu en Arizona par quelqu'un qui acceptait de m'héberger. Me voilà donc sur la route. Je me suis arrêté dans un parc où on peut voir des ruines indiennes. Il s'agit principalement d'habitats troglodytes. Vous verrez ça sur une vidéo que je m'apprête à poster. Puis j'ai repris la voiture et traversé les montagnes. Les panoramas sont magnifiques, si étonnants. Sur le plateau, c'est désertique mais en montant, on croise des chalets entourés de résineux. C'est la Suisse. Parfois, les arbres disparaissent et laissent place à une plaine tellement immense qu'on dirait une mer. Ne manquent que les bisons. Et puis, je me suis engagé sur l'highway 126. Fatale erreur. La route, au gré d'une déviation, s'est muée en chemin de terre. La déviation passée, c'était toujours un chemin... Sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. Rappelons ici qu'highway veut dire autoroute. Je ne croisais personne. Juste quelques maisons isolées de temps en temps à l'horizon. Je n'en voyais pas le bout de ce bout de terre. J'étais au milieu de nulle part. Du coup, je me suis arrêté pour assouvir un besoin pressant. Etant seul, je me suis mis tranquille au milieu de la route. Et c'est là qu'une jeep a surgi... Décidément, on n'est jamais tranquille. Et puis Fifi (ma voiture), vaillamment, m'a sorti de ce bourbier et, avec soulagement, nous avons retrouvé le gris rassurant de l'asphalte. J'ai continué alors toujours plus à l'ouest. N'étant pas très loin de l'Arizona, en avance sur mes plans, j'ai appelé la personne qui devait m'accueillir le lendemain soir. Je lui ai dit que finalement je serais en avance d'une journée. Et me voià parti pour l'Arizona. J'arrive à 22 heures dans la ville de mon hôte mais là, problème : mon gps ne trouve pas la maison, ni même la rue de mon hôte et je m'aperçois, sur une carte dans une station service, qu'en fait sa rue semble très loin en dehors de la ville. L'appeler alors ? Mes téléphones (français et américain) ne captent pas en Arizona. Un téléphone public ? Je n'ai pas de monnaie et je ne suis pas sûr de savoir le faire marcher. Je tente le coup et décide de le trouver par moi-même... J'ai tourné pendant deux heures sans succès. Il faut bien se rendre compte qu'ici, c'est la pampa, le no man's land, le grand vide. Entre les villages, il y a 40 miles (60 kilomètres). La plupart des routes sur la carte routière sont en réalité des pistes, de terre, de sable, de graviers. D'ailleurs, tout le long de la route, il y a des chemins qui partent pour conduire vers des baraques ou des caravanes isolées. Les gens vivent ça et là, disséminés dans les plaines. Bref, il n'y a pas grand monde pour vous renseigner. J'ai demandé de l'aide à un vieil Indien. Il m'a dit : "C'est loin. Tu n'as qu'à dormir dans ta voiture et repartir demain." Et il m'a désigné un carré d'herbe à côté de son camping-car où je pouvais me garer. Mais j'ai persisté dans mes recherches jusque minuit. Là, fatigué, je me suis donc résolu à prendre un hôtel. Mais c'est toujours la pampa et même si Monument Valley, toute proche, attire les touristes, il n'y a pas masse d'établissements à vous tendre les draps. Le premier motel s'est révélé plein. La réceptionniste passe plusieurs coups de fil et trouve une chambre -la dernière- dans un hôtel à 10 miles. Je m'y rends. Personne au comptoir. Sur une chaise, une grosse moche (pas obèse, juste grosse... et moche) babille dans son portable. Elle raccroche et me lance tout de go, agressive. "C'est vous qui avez réservé il y a 10 minutes ?". Je réponds oui et... elle disparaît aux toilettes. Quand la réceptionniste arrive, je comprends que j'ai pris la dernière chambre, juste avant que la harpie se pointe. D'où sa colère à mon égard. Sauf que la chambre coûte 169 dollars + taxes. Comme il fallait libérer avant 11 heures, ça faisait du 20 dollars l'heure. Salé. J'ai donc laissé mon lit à la grosse, toujours présente, qui n'a même pas dit merci. Et j'ai dormi dans ma voiture un peu en dehors de la ville. Pour être honnête, il y a plus confortable. A six heures du matin, une portière qui claque m'a réveillé. C'était unI indien qui allait travailler dans un ranch pas loin. Le soleil n'allait pas tarder à se lever donc je suis allé à Monument Valley. Les photos ont été prises entre 7 heures et 10 heures. Monument Valley, c'est juste majestueux. D'immenses blocs de pierre ont échappé à l'érosion et se dressent au milieu du désert. Magique. Les photos rendent mal la magie du lieu. C'est vrai d'ailleurs pour tous les paysages que j'ai photographiés. Quand vous y êtes, l'émotion est incroyablement forte. Je ne sais plus qui me demandait mais oui, Monument Valley justifie en soi tout ce voyage. Fifi s'est retapé des miles et des miles de pistes puisque pour circuler entre les blocs, les voitures doivent emprunter une bande de sable striée d'ornières. La galère. Je me voyais déjà avec un nouveau pneu à plat. Mais non. J'en suis sorti indemne. L'après-midi, j'ai pris la route pour le lac Powell. Nouveaux paysages époustouflants le long de la route. C'est vaste, c'est vide, c'est sublime... Le lac est artificiel, créé par la main de l'homme et par un gigantesque barrage que vous pouvez voir en photo. La passerelle qu'on aperçoit sur une image est en réalité le pont qui permet aux véhicules de traverser le canyon. Ca vous donne une idée de l'échelle. L'eau est délicieusement chaude. Je le sais, je me suis baigné. Plus en aval, la rivière fait un méandre incroyable tout au fond du canyon. C'est la photo avec l'eau en U. Là encore, c'est une vraie claque tellement c'est beau. La photo ne rend pas l'immensité du lieu mais il doit bien y avoir une centaine de mètres entre le haut du canyon et la rivière. Le soir, j'ai retrouvé mon hôte Chip. C'était beaucoup plus facile de jour et avec les bonnes indications (j'avais réussi à le joindre dans la journée). Encore un homme très intéressant. Noir, il est médecin parmi les Navajos. Il fait des photos noir et blanc, il a un labo dans sa maison, a traversé l'Afrique en vélo... Il vit dans une réserve indienne Navajo : une trentaine de maisons rassemblées pas loin d'une route.
Aujourd'hui -le lendemain- je suis allé faire un tour chez les Hopis, plus au Sud. Les routes sont tellement mal foutues que vous devez faire des détours incroyables pour atteindre votre but. Du coup, j'ai refait de la piste, histoire de raccourcir les distances. D'ailleurs, j'améliore mes capacités à éviter les ornières de jour en jour et Fifi, croisons les doigts, ne bronche pas. J'en suis d'ailleurs à 5200 miles (8400 kilomètres). Demain, on va retourner au lac avec Chip et son fils. Et lundi, Grand Canyon.
Hello. So, I left Santa Fe two days ago. I wanted to travel a little and take a room for the night where I would be. Someone waited for the next day in Arisona. I saw native indian staff in park (a video is coming) and went on to the west. But I realised I was vey closed to Arizona. So I called the guy who was waiting for me there and told him I will be in advance for one night. But when I arrived in his town, my gps can't find his street. I saw a map in a gas station and realise his road is very far from the town. I can"t call him to have directions because my both cellphones (american and french) can't find a connection in Arizona. I drive two hurs looking for him and never found him. After midnight, I went in a motel for a room. There were no room left but someone reserve me a place in a close hotel. But when I arrive, I learn the price : it was 169 dollars plus taxes, just for one night. Just for ten hours because the check out is before 11 AM. So I decided to sleep in my car. Not very confortable. I awoke at 6 AM and decided to go to Monument Valley. The picture were token between 7 and 10 AM. This place is amazing, so beautifull. It's just huge. The afternoon, I went to Lake Powell. I swam in it. The evening, I finally found the house of my host, Chip. I reached him during the day. It was easier with directions. Today, I spent time in a other native indian reservation. I did miles in dirty roads. I have already done 5200 miles. Tomorrow, I will spend some time with Chip and his son to the Lake. And monday, Grand Canyon. commentaires {3} - Ajouter un commentaire
|
| Page précédente | Page suivante |