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Voilà, c'est fini. Je suis rentré mercredi dernier. Un avion de Vegas à New York puis, trois heures plus tard, un avion New York - Paris. Au passage, ma montre a vieilli de neuf heures et moi j'ai décalé d'autant. Cinq jours plus tard, j'ai toujours pas totalement récupéré. Evidemment, je rentre avec des images et des histoires plein la tête, vous en avez eu un aperçu dans ce blog. Merci d'ailleurs à tous les lecteurs (il paraît qu'il y a des fidèles). C'est vous qui avez donné un sens, une raison d'être à ce blog.
Je rentre aussi avec la volonté d'en découdre avec la vie. Appartement, boulot... Maintenant, j'ai tout à construire, encore. Côté boulot, je vais tâcher de vendre les sujets collectés aux Etats-Unis, peut-être de créer une structure pour vendre des photos, de préparer une expo (pourquoi pas)... Côté appartement, je suis en quête d'un deux pièces, plutôt à la lisière Sud de Paris : 13e, 14e, Ivry, Kremlin, Gentilly...
Je suis donc de retour à Paris et disponible (à peu près) pour prendre un verre... Et histoire de finir sur une note ensoleillée et exotique : une dernière photo prise à Los Angeles.
End of the story. I'm back in France till wednesday. I took a plane from Vegas to New York and the same day, an other plane to France. It was very difficult to sell my car in Vegas. So I have to stay more than I expected in this town and end my trip there. One day, I just went to Los Angeles to enjoy the beach and see the Pacific Ocean. Now, I'm in Paris. I have so many things to do. I will try to sell the stories I collected in USA. And I need a new place where to live !
It was great to spend three months in USA. I really thank all the people who hosted me or/and helped me during my trip ! Thank also to the readers who give a reason to be at this blog. Take care of you, folks. And to conclude, I put a last picture, taken in Los Angeles.
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Publié à 09:52, le 18/08/2008, Paris Mots clefs :
Long silence sur ce blog. Gené, le silence ? Peut-être. J'ai dû passer près de quinze jours à Las Vegas. Et je ne sais toujours pas si j'aime cette ville. Il y a tellement à dire. Cette cité est à côté de la plaque. C'est un oasis de carton pâte au milieu du désert. Tout est aussi rutilant que faux. L'herbe ne pousse ici que parce qu'on l'arrose. Les immeubles, les maisons, les centres commerciaux, même les casinos ont l'aspect du préfabriqué. Les casinos justement. Emplis de touristes qui ne pensent qu'à une chose : flamber à l'abri de l'air conditionné dans des bâtiments sans fenêtres.
Alors histoire de prendre un peu l'air, j'ai fait un saut samedi à Los Angeles. Beaucoup de route mais le plaisir de se baigner dans le Pacifique, à Venice Beach.
Et puis, j'ai vendu ma voiture, pour une misère, à Las Vegas. Mais plus que de l'argent, j'y ai perdu un peu de ma foi en l'homme. C'est que tout le monde ici ment. On vous fixe des rendez-vous auquel on ne vient pas. On vous dit oui puis on devient injoignable. On vous dit qu'on vous rappelle et on vous oublie... Je ne parle pas d'un rendez-vous qui s'est mal passé. Une dizaine de personnes -à vrai dire à peu près tout le monde- m'a joué des tours plus ou moins désagréables. Las Vegas était le pire endroit pour vendre un voiture. Mais c'est fait, mal, mais fait. Je prends demain matin un avion pour New York et j'enchaîne quatre heures après avec un avion pour Paris. La France me manque, le fromage, le saucisson, la langue française, les maisons en vraie pierre, Paris et ses Velib me manquent. Mais surtout, vous me manquez.
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Publié à 07:57, le 11/08/2008, Las Vegas Mots clefs :
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Publié à 02:03, le 5/08/2008, Las Vegas Mots clefs :
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Publié à 12:14, le 4/08/2008, Las Vegas Mots clefs :
A Las Vegas, je suis hébergé par Rick. C'est un photographe qui fait notamment les tapis rouges : les soirées avec stars à Las Vegas. Je suis sûr que j'ai déjà vu passer certaines de ses photos dans les magazines pour lesquels j'ai travaillé. Tous les deux photographes, on a des choses à se dire. Rick (au premier plan sur la photo) fait aussi de la musique dans un groupe appelé Fractured Vision.
In Las Vegas, I'm hosted by Rick. He is a photograph who does the "red carpets" staff : the parties with stars and so on. It's funny because I'm sure to have seen his pictures in the magazines I worked for. Because we both do pictures, we have lot of things to talk about. Rick (first in the picture) do also music in a band called Fractured Vision.
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Publié à 01:02, le 4/08/2008, Las Vegas Mots clefs :
Je suis arrivé hier soir à Las Vegas, Nevada. Du coup, je suis passé à l'heure Pacifique et j'ai encore perdu une heure par rapport à la France. Je suis arrivé de nuit, on passe une montagne et pouf, un tapis de lumières : Vegas. Des points lumineux jusque l'horizon. C'est assez intimidant après le vide et la tranquilité du Nord de l'Arizona. C'est étouffant tellement il fait chaud, jour comme nuit. Je suis hébergé par Rick, un photographe.
I arrived yesterday night in Las Vegas, Nevada. You drive, go throught a hill and... a carpet of lights. Here is Vegas !Lights everywhere. It's so hot here, day and night. I stay with Rick, a photographer.
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Publié à 10:44, le 30/07/2008, Las Vegas Mots clefs :
- Objectif, hier matin : le Grand Canyon.
- Ce n'est pas très loin à vol d'oiseau mais par la route qui zigzague, c'est interminable. J'essaie un raccourci par une piste. Elle se divise en plusieurs chemins, je vais me perdre. Elle est couverte de sable, je vais m'ensabler. Je fais demi-tour pour regagner le bitume.
- Du coup, je prends un Indien en auto-stop. Un vieux, bien droit, avec jean et chapeau. Il tient dans sa main une pièce métallique, entourée d'un sac plastique. Sa voiture est en panne, il va faire réparer le machin empaqueté. Je me sens solidaire. Ce vieux en panne... c'est moi dans 45 ans. Son accent est pire que le mien. On se comprend difficilement. Il me raconte qu'avant il n'y avait rien (déjà qu'il n'y a pas grand chose) : pas d'école, pas de barrage, pas de route ni de ville. Juste des chevaux.
- Sur la route, un pont au-dessus d'une rivière au fond d'un canyon. Ce n'est pas encore le Grand Canyon.
- Une forêt de résineux entoure le Grand Canyon. C'est immense, très vert. Sur certaines zones, un incendie a ravagé les arbres.
- Le Grand Canyon n'est pas comme je l'imaginais. C'est beaucoup moins sableux que je pensais. C'est aussi beaucoup beaucoup plus vaste. D'ailleurs, les photos ne montrent qu'un canyon secondaire. Le principal est derrière.
- Le monstre aux cheveux orange qu'on aperçoit sur une image, est une Française. Ces commentaires sont du niveau de sa chevelure : affreux.
- Oups, je crois que j'ai écrasé un écureuil.
- Je suis venu du côté Nord. L'accès par le côté Sud est à une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau et... 350 kilomètres par la route.
- Ca sent la fin du voyage. J'en suis à 5800 miles (9300 km). Aujourd'hui, je pars pour Las Vegas, puis retour en France dans quinze jours.
- Goal, yesterday morning : the Grand Canyon.
- It's far with the road so I try a dirt road. So many ways, I will get lost. Lot of sand too. I decide to come back to the regular road.
- I take a guy in my car who is asking for help. It's a native American, old, with jean and hat. He has a problem with his car and need to reach a town to repair a piece. Why try to talk but we do not understand very much. His accent is worst than mine. But I tell me when everything here was empty in the past. No school, no dam, no towns and roads. Only horses.
- On the road, a bridge over a river. I take a picture.
- A big forest surround the Grand Canyon. It's very green. Sometimes, fire has burnt trees.
- The Grand Canyon is not as I thought. Less sand than I expected but more more huge !
- The monster with the orange hairs you can see on a picture is French. Her comments are like her hairs : ugly.
- Oups. I'm afraid I smash on a squirel with my car.
- This is the North Rim. The South Rim is at 10 miles if you're a bird. 250 miles by the road.
- It looks like the end of the trip. Today, I go to Las Vegas and after I come back in France in two weeks.
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Publié à 10:31, le 29/07/2008, North Rim Mots clefs :
Et demain matin, je vais au Grand Canyon. D'ailleurs, je ferais mieux d'aller me coucher.
And tomorrow morning, Grand Canyon. It's late, I should go to sleep.
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Publié à 01:47, le 28/07/2008, Kayenta Mots clefs :
J'ai un premier message sur mon livre d'or. J'avais même oublié qu'il y en avait un sur le blog. Merci à Ben. Toi aussi tu me manques...
I have my first message on my golden book. I even forgot I have one. Thanks Ben. I miss you too.
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Publié à 10:56, le 27/07/2008, Kayenta Mots clefs :
Mon frère, Thomas, a attiré mon attention sur un article internet. Pour résumer, une journaliste est poursuivie par la justice pour avoir filmeé des gens en France qui se suspendent grâce à des crochets. Vous pouvez retrouver l'article ici. On l'accuse, est-il écrit, de "complicité de violences volontaires n'ayant pas entraîné d'incapacité de travail, commises avec usage ou menaces d'armes (crochets) en réunion". Vous savez que j'ai photographié aux Etats-Unis, en vue d'en faire un sujet, un groupe qui pratique la suspension à Houston. J'ai posté des photos de cette nuit, il y a quelques semaines. Je poste aujourd'hui une courte vidéo montrant une suspension. Ca peut être impressionnant donc âme sensible s'abstenir. Bref, je me sens concerné. Et une fois n'est pas coutume, je vais vous livrer mon opinion. La situation de cette journaliste m'inspire deux réactions.
D'abord, de caste. Pourquoi le journaliste est-il responsable de tous les maux de la terre ? Si je photographie ou écris sur la drogue, la guerre, la maladie... suis-je passible du tribunal ? Si je photographie une gamine anorexique et lui demande de monter sur la balance (ce qu'elle fait tous les jours, tout le temps) pour une image, est-ce que je la pousse à s'autodétruire ? Du coup, mon reportage sur l'anorexie est-il condamnable ? Et moi avec ? Je ne nie pas que les médias ont un impact. Si on montre des gens qui font du kayak, les lecteurs vont avoir envie de faire du kayak. Mais les lecteurs ont aussi une conscience, une intelligence, du recul. Si je photographie des jeunes qui se droguent, les lecteurs ne vont pas courir chez leur dealer. Pour moi, s'en prendre aux journalistes, c'est de la pure hypocrisie. On s'attaque à celui qui montre, pas au fond du problème. Est-ce que les guerres cesseraient si on arrêtait d'en parler dans les journaux ? M'étonnerait. Les foules se sont mobilisées contre la guerre du Vietnam quand les journalistes ont commencé à montrer les morts.
Mais, je parle comme si la suspension était mal, condamnable. Or ce n'est pas ce que je pense. La justice voit dans la suspension, des "violences volontaires", pour ne pas dire de la torture. Ce n'est pas ce que moi, j'ai vu. C'est même complètement à côté de la plaque. Mais moi j'ai pris la peine d'aller voir. Moi, j'ai rencontré des gens équilibrés. Le premier garçon en photo, par exemple, était mal à l'aise avant d'y aller, bien que décidé. C'était sa première fois. Une fois accroché, il rayonnait de bonheur. Littéralement. Il s'est éclaté, accroché à ses fils. Il était très loin de souffrir.
Je ne nie pas que la suspension peut être douloureuse, mais la souffrance n'est ni insupportable, ni le but recherché. D'ailleurs, la plupart des activités qu'on s'impose s'acompagnent de souffrance. Ne serait-ce que se faire percer les oreilles ou retirer une carie. Seraient-ce des "violences volontaires" ? Que dire de ceux qui s'épilent à la cire ? Ce sont peut-être des pervers(es) en puissance. Parce que l'épilation à la cire, c'est juste l'horreur. Je l'ai fait une fois, avant une opération chirurgicale, donc je sais. Et un athlète qui pousse son corps jusqu'à ses limites ? Pensez aux coureurs qui vomissent à l'arrivée d'un marathon. N'est-ce pas là une "violence volontaire" ? Ce que je veux dire, c'est qu'avant de condamner une pratique, il faut peut-être prendre la peine de savoir de quoi on parle... Commentaires et questions bienvenus. (Et arrêtez le sport en attendant que le tribunal rende son verdict... Ce serait dommage de se mettre dans l'illégalité.)
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Publié à 09:28, le 27/07/2008, Kayenta Mots clefs :
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Publié à 12:03, le 26/07/2008, Kayenta Mots clefs :
Alors voilà l'histoire. Je suis parti de Santa Fe, Nouveau-Mexique, vers 10 heures jeudi. J'avais dans l'idée de me promener un peu dans la direction de l'ouest et de prendre un hôtel le soir, là où je serais. Le lendemain, j'étais attendu en Arizona par quelqu'un qui acceptait de m'héberger.
Me voilà donc sur la route. Je me suis arrêté dans un parc où on peut voir des ruines indiennes. Il s'agit principalement d'habitats troglodytes. Vous verrez ça sur une vidéo que je m'apprête à poster. Puis j'ai repris la voiture et traversé les montagnes. Les panoramas sont magnifiques, si étonnants. Sur le plateau, c'est désertique mais en montant, on croise des chalets entourés de résineux. C'est la Suisse. Parfois, les arbres disparaissent et laissent place à une plaine tellement immense qu'on dirait une mer. Ne manquent que les bisons. Et puis, je me suis engagé sur l'highway 126. Fatale erreur. La route, au gré d'une déviation, s'est muée en chemin de terre. La déviation passée, c'était toujours un chemin... Sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. Rappelons ici qu'highway veut dire autoroute. Je ne croisais personne. Juste quelques maisons isolées de temps en temps à l'horizon. Je n'en voyais pas le bout de ce bout de terre. J'étais au milieu de nulle part. Du coup, je me suis arrêté pour assouvir un besoin pressant. Etant seul, je me suis mis tranquille au milieu de la route. Et c'est là qu'une jeep a surgi... Décidément, on n'est jamais tranquille.
Et puis Fifi (ma voiture), vaillamment, m'a sorti de ce bourbier et, avec soulagement, nous avons retrouvé le gris rassurant de l'asphalte. J'ai continué alors toujours plus à l'ouest. N'étant pas très loin de l'Arizona, en avance sur mes plans, j'ai appelé la personne qui devait m'accueillir le lendemain soir. Je lui ai dit que finalement je serais en avance d'une journée. Et me voià parti pour l'Arizona. J'arrive à 22 heures dans la ville de mon hôte mais là, problème : mon gps ne trouve pas la maison, ni même la rue de mon hôte et je m'aperçois, sur une carte dans une station service, qu'en fait sa rue semble très loin en dehors de la ville. L'appeler alors ? Mes téléphones (français et américain) ne captent pas en Arizona. Un téléphone public ? Je n'ai pas de monnaie et je ne suis pas sûr de savoir le faire marcher. Je tente le coup et décide de le trouver par moi-même... J'ai tourné pendant deux heures sans succès.
Il faut bien se rendre compte qu'ici, c'est la pampa, le no man's land, le grand vide. Entre les villages, il y a 40 miles (60 kilomètres). La plupart des routes sur la carte routière sont en réalité des pistes, de terre, de sable, de graviers. D'ailleurs, tout le long de la route, il y a des chemins qui partent pour conduire vers des baraques ou des caravanes isolées. Les gens vivent ça et là, disséminés dans les plaines. Bref, il n'y a pas grand monde pour vous renseigner. J'ai demandé de l'aide à un vieil Indien. Il m'a dit : "C'est loin. Tu n'as qu'à dormir dans ta voiture et repartir demain." Et il m'a désigné un carré d'herbe à côté de son camping-car où je pouvais me garer. Mais j'ai persisté dans mes recherches jusque minuit. Là, fatigué, je me suis donc résolu à prendre un hôtel. Mais c'est toujours la pampa et même si Monument Valley, toute proche, attire les touristes, il n'y a pas masse d'établissements à vous tendre les draps. Le premier motel s'est révélé plein. La réceptionniste passe plusieurs coups de fil et trouve une chambre -la dernière- dans un hôtel à 10 miles. Je m'y rends. Personne au comptoir. Sur une chaise, une grosse moche (pas obèse, juste grosse... et moche) babille dans son portable. Elle raccroche et me lance tout de go, agressive. "C'est vous qui avez réservé il y a 10 minutes ?". Je réponds oui et... elle disparaît aux toilettes. Quand la réceptionniste arrive, je comprends que j'ai pris la dernière chambre, juste avant que la harpie se pointe. D'où sa colère à mon égard. Sauf que la chambre coûte 169 dollars + taxes. Comme il fallait libérer avant 11 heures, ça faisait du 20 dollars l'heure. Salé. J'ai donc laissé mon lit à la grosse, toujours présente, qui n'a même pas dit merci. Et j'ai dormi dans ma voiture un peu en dehors de la ville. Pour être honnête, il y a plus confortable. A six heures du matin, une portière qui claque m'a réveillé. C'était unI indien qui allait travailler dans un ranch pas loin. Le soleil n'allait pas tarder à se lever donc je suis allé à Monument Valley. Les photos ont été prises entre 7 heures et 10 heures.
Monument Valley, c'est juste majestueux. D'immenses blocs de pierre ont échappé à l'érosion et se dressent au milieu du désert. Magique. Les photos rendent mal la magie du lieu. C'est vrai d'ailleurs pour tous les paysages que j'ai photographiés. Quand vous y êtes, l'émotion est incroyablement forte. Je ne sais plus qui me demandait mais oui, Monument Valley justifie en soi tout ce voyage. Fifi s'est retapé des miles et des miles de pistes puisque pour circuler entre les blocs, les voitures doivent emprunter une bande de sable striée d'ornières. La galère. Je me voyais déjà avec un nouveau pneu à plat. Mais non. J'en suis sorti indemne. L'après-midi, j'ai pris la route pour le lac Powell. Nouveaux paysages époustouflants le long de la route. C'est vaste, c'est vide, c'est sublime... Le lac est artificiel, créé par la main de l'homme et par un gigantesque barrage que vous pouvez voir en photo. La passerelle qu'on aperçoit sur une image est en réalité le pont qui permet aux véhicules de traverser le canyon. Ca vous donne une idée de l'échelle.
L'eau est délicieusement chaude. Je le sais, je me suis baigné. Plus en aval, la rivière fait un méandre incroyable tout au fond du canyon. C'est la photo avec l'eau en U. Là encore, c'est une vraie claque tellement c'est beau. La photo ne rend pas l'immensité du lieu mais il doit bien y avoir une centaine de mètres entre le haut du canyon et la rivière.
Le soir, j'ai retrouvé mon hôte Chip. C'était beaucoup plus facile de jour et avec les bonnes indications (j'avais réussi à le joindre dans la journée). Encore un homme très intéressant. Noir, il est médecin parmi les Navajos. Il fait des photos noir et blanc, il a un labo dans sa maison, a traversé l'Afrique en vélo... Il vit dans une réserve indienne Navajo : une trentaine de maisons rassemblées pas loin d'une route.
Aujourd'hui -le lendemain- je suis allé faire un tour chez les Hopis, plus au Sud. Les routes sont tellement mal foutues que vous devez faire des détours incroyables pour atteindre votre but. Du coup, j'ai refait de la piste, histoire de raccourcir les distances. D'ailleurs, j'améliore mes capacités à éviter les ornières de jour en jour et Fifi, croisons les doigts, ne bronche pas. J'en suis d'ailleurs à 5200 miles (8400 kilomètres). Demain, on va retourner au lac avec Chip et son fils. Et lundi, Grand Canyon.
Hello. So, I left Santa Fe two days ago. I wanted to travel a little and take a room for the night where I would be. Someone waited for the next day in Arisona. I saw native indian staff in park (a video is coming) and went on to the west. But I realised I was vey closed to Arizona. So I called the guy who was waiting for me there and told him I will be in advance for one night. But when I arrived in his town, my gps can't find his street. I saw a map in a gas station and realise his road is very far from the town. I can"t call him to have directions because my both cellphones (american and french) can't find a connection in Arizona. I drive two hurs looking for him and never found him. After midnight, I went in a motel for a room. There were no room left but someone reserve me a place in a close hotel. But when I arrive, I learn the price : it was 169 dollars plus taxes, just for one night. Just for ten hours because the check out is before 11 AM. So I decided to sleep in my car. Not very confortable. I awoke at 6 AM and decided to go to Monument Valley. The picture were token between 7 and 10 AM. This place is amazing, so beautifull. It's just huge. The afternoon, I went to Lake Powell. I swam in it. The evening, I finally found the house of my host, Chip. I reached him during the day. It was easier with directions. Today, I spent time in a other native indian reservation. I did miles in dirty roads. I have already done 5200 miles. Tomorrow, I will spend some time with Chip and his son to the Lake. And monday, Grand Canyon.
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Publié à 11:14, le 26/07/2008, Kayenta Mots clefs :
C'est juste pour vous mettre l'eau à la bouche. Ce matin, j'étais à Monument Valley. Mais l'histoire est bien plus longue alors je vous la raconterai plus tard... Avec d'autres photos !
Just two pictures because I'm in the rush. I was in Monument Valley this morning. But it's a long story so I will tell you everything later... With new pictures.
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Publié à 01:12, le 25/07/2008, Kayenta Mots clefs :
Je quitte Santa Fe ce matin. J'en suis à 4500 miles (environ 6500-7000 km). J'espère atteindre le Grand Canyon dans deux jours.
I leave Santa Fe this morning. I have already done 4600 miles. I hope to reach the Grand Canyon in two days.
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Publié à 08:52, le 24/07/2008, Mots clefs :
J'ai quitté Dallas pour continuer vers l'Ouest. Sur la route, j'ai passé une nuit à Tucumcari, une petite ville paisible d'une dizaine de milliers d'habitants avant d' atteindre Santa Fe, au Nouveau-Mexique. Sur les bords de la route, les arbres ont peu à peu disparu pour laisser place à de vastes plaines puis des zones plus arides avec au bout de l'horizon des plateaux rocheux. Le désert n'est plus très loin.
J'ai aimé d'emblée Santa Fe. Avec ses 70 000 habitants, la ville est un haut lieu artistique. Le centre ville, car il y a un centre ville praticable, regorge de musées et de galeries. Plus étonnant encore : il y a des pistes cyclables et des gens qui les utilisent. Le climat est aussi plus clément. S'il fait chaud, il fait beaucoup moins humide qu'à Atlanta par exemple. Et il fait frais la nuit. Je suis hébergé par Alex, le fils d'une amie d'Alabama. Je pense passer quelques jours ici avant de continuer vers l'ouest encore.
I left Dallas to go on to the West. On the road, I spent a night in Tucumcari, a small and quiet town, and went on to Santa Fe, New Mexico. On the road, trees desepear and the countryside became more and more dry. The desert is not far now. I like Santa Fe immediatly. With 70 000 habitants, it's a good place for art. The downtown is full of museums and galeries. The climate is good too. It's hot but dry. I stayed at Alex place. He is the son of a friend who lives in Alabama. I think I will stay here a few days before to go on my trip.
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Publié à 09:39, le 22/07/2008, Mots clefs :
Oui, le ranch qui a servi de décor à la célèbre série télévisée se visite. Il est un peu en dehors de la ville. Et non, je n’y suis pas allé. Il faut tout de même pas pousser ! Mais j’ai vu d’autres choses à Dallas et Fort Worth, sa voisine. Les deux villes sont toutes proches.
La rue où Kennedy a été assassiné. En fait, il n’y a rien à voir. Même pas une plaque pour marquer l'endroit précis. On m’a dit que c’était là sinon je l’aurais ratée. Moi, j’aurais bien imaginé une grande croix rouge sur la chaussée. A quelques blocs de là, il y a une espèce de bunker moche, censé commémorer ce moment historique. Assez laid. A Paris, la grosse croix dorée installée au-dessus du pont de l’Alma pour Lady Diana a bien plus de gueule.
Des chevaux ! Pour la première fois de ma vie,je suis allé sur un champ de course. J’ai parié d’ailleurs, gagné un peu et perdu un peu plus. Je me suis arrêté à 10 dollars de perte. Ca ne marche pas bien de miser sur le « physique » des chevaux : celui-là a une bonne tête, je vais miser sur lui... Le numéro 6 dans la 8ème course a eu raison de mes 5 derniers dollars et de mes rêves de richesse.
Je suis allé voir du "cutting horses", une discipline qui ne consiste pas à découper un cheval en deux. En fait, ça vient du travail dans les ranchs. Imaginez un enclos fermé avec une quarantaine de veaux. Le cavalier doit séparer un veau, désigné par un juge, du troupeau. Doucement, le cavalier et sa monture se glissent dans le troupeau, visent le veau qui fuit paisiblement le cheval jusqu’à se retrouver loin de ses compagnons. Quand il s’en rend compte, le veau n’a qu’une idée : rejoindre ses potes. Sauf qu’entre lui et le troupeau, il y a le cheval. Car c’est lui qui fait tout le boulot. A ce moment, le cavalier lâche les rênes et le cheval, aux aguets et dûment dressé pour, bouge pour toujours rester entre le veau solitaire et ses potes. C’est assez impressionnant à voir.
J’ai vu beaucoup de musées aussi. Le Nasher sculpture center de Dallas (photo d'une oeuvre ici) abrite une œuvre q ui m’a beaucoup plu. Imaginez une pièce carrée de 8 mètres sur 8. Chaque mur est occupé par un banc de pierre. Une fois assis, le dos et la tête posés contre le dossier, l’inclinaison est telle que vous regardez le plafond. Au plafond, haut de 5 mètres peut-être, a été aménagé un grand carré vide par lequel vous apercevez le ciel. Ce trou est découpé de telle sorte que vous ne voyez pas l’épaisseur du toit. C’est un carré de bleu dans un cadre de gris (le plafond). Et ce bleu évolue, se macule de nuages… Le vide devient œuvre et l’œuvre en elle-même n'est qu'un cadre. Vous me suivez ? C’est très reposant et déroutant à la fois. Le Dallas museum of Art est un bazar improbable. Comme dans de nombreux musées américains (et français), on passe du coq à l’âne sans avertissement. Vous êtes dans la peinture française du XIXe, vous changez de pièce et vous voilà avec des objets traditionnels des indiens d’Amérique. La pièce d’après ? Au choix, porte de gauche : le Japon du Moyen Age. Porte de droite : une collection de chaises des années 70. La collection permanente du Kimbell Art Museum de Fort Worth est du même acabit. Sur le même mur voisinent des oeuvres italiennes du XVe, des toiles contemporaines, des oeuvres françaises du XIXe... Mais le Kimbell accueille en ce moment une exposition assez magnifique consacrée à l'impressionnisme. 95 % des toiles sont le fait de peintres français évidemment : Seurat, Manet, Monet, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Degas et j'en oublie. A deux pas de là, je recommande le Modern Art Museum of Fort Worth. Entouré d'eau, le bâtiment est magnifique avec ses vastes espaces, son parquet, ses murs de béton et ses grandes fenêtres.
Tous ces musées m'ont permis de me rendre compte d'un truc : je suis attiré par un art abstrait assez simple (et d'autant plus puissant selon moi). J'ai ainsi découvert trois artistes : Sean Scully , Robert Motherwell et surtout Mark Rothko. Vous tomberez sur quelques exemples de leur peinture en cliquant sur leurs noms. Ils me donnent envie de me mettre à la peinture...
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Publié à 09:05, le 22/07/2008, Dallas Mots clefs :
Voici quelques photos du reportage sur Lakewood church, la plus grande église des USA.
Here are some pictures from the reportage about Lakewood church, the biggest church in USA.
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Publié à 12:11, le 18/07/2008, Houston Mots clefs :
Ames sensibles... Voici quelques photos du reportage sur le groupe de body suspension, des gens qui se suspendent dans les airs grâce à des crochets plantés dans la peau. Aucun Français n'a été blessé durant ce reportage.
I put some pictures I made during a reportage about body suspension in Houston. Those people suspend in this air with hooks in their skin.
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Publié à 12:08, le 18/07/2008, Houston Mots clefs :
Mercredi, pour un (possible) article, j'ai passé la journée avec Daniel, un Français qui possède un centre thérapeutique pour les chevaux blessés. Le centre est installé à Whitesboro, petit bled à deux heures au Nord de Dallas. Rééducation dans l'eau, massages par le froid, par laser, par électrodes... Le cheval ici est choyé. Le cheval, au Texas, c'est une vraie passion avec des concours, des courses...
Wednesday, for a (possible), story, I spent a day whith Daniel, a French who owns an equine center for horses injuried. The center is in Whitesboro, two hours from Dallas. They do water therapy, massages with laser, cold, electricity... Horses are a big deal here in Texas.
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Publié à 09:45, le 18/07/2008, Whitesboro Mots clefs :
Houston ne voulait pas me lâcher. Ou c'est plutôt ma voiture qui m'a lâché. J'ai eu un souci vendredi en voulant partir de Houston. Arrêté devant un immeuble d'appartements haut standing, Fifi ne voulait plus redémarrer. Pas assez de batterie. Le début de la galère. Impossible de trouver des câbles, des gens pas toujours aimables (comme quoi). L'homme à tout faire de l'immeuble avait un chargeur mais pas le temps : "Vous comprenez, je n'ai pas encore mangé et j'ai ci et ça qui m'attendent. Peut-être, j'aurai le temps dans une paire d'heures, blabla..." A savoir que brancher une batterie, ça prend... deux minutes. Finalement, il s'exécute. J'ai dû attendre que la batterie charge pour faire démarrer Fifi. J'ai donc filé dans un garage (lié à un supermarché comme ça se fait ici). Attente. Jusqu'à ce qu'on m'explique que je n'avais pas la carte de membre du supermarché donc... au revoir. Nouveau garage. Attente encore. Longue. Ils ne m'appellent pas. Je reviens tout de même. Devant moi, deux latinos ont tergiversé pendant 20 minutes pour avoir une réduction à laquelle ils n'avaient pas droit. C'est enfin mon tour. Je sais qu'ils se sont occupés de ma voiture puisqu'elle a bougé sur le parking et que ma batterie est justement posée sur le comptoir. Bref, je demande où on en est. La fille répond que c'est bon mais qu'il faut qu'elle prévienne je-ne-sais-qui pour je-ne-sais-quoi. Je lui réponds que je n'ai pas compris. Elle me regarde et sans un mot, se tourne vers... un autre client qui attendait. Oh putain ! Je me plante bien devant elle. Je dis : "Ca fait 20 minutes que j'attends juste pour vous parler. Alors vous allez me parler que je puisse comprendre. Vous devez appeler quelqu'un ? Faites-le alors. Je vous regarde." Il fallait juste qu'elle prévienne son chef pour avoir une réduction ! Justement le chef, il est là. Allez-y, faites votre business. Moi, je devrais déjà être à Dallas. Ca a encore pris 20 minutes parce qu'ils n'arrivaient pas à faire marcher la caisse. Incroyable. Bref, j'ai mis 5 heures pour faire changer une batterie. Opération qui prend dans les dix minutes effectives et encore, en prenant son temps. C'est le changement de batterie le plus long de l'histoire des changements de batterie. Le soir, j'arrivais à Dallas.
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Publié à 09:07, le 18/07/2008, Houston Mots clefs :
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